Le moteur - Décapage

capture-du-2011-12-24-16-51-40.pngLe 04 Mars 2012

 

Là, on peut dure que je me suis pris la tête. Les ailettes de cylindre semblaient tellement crasseuses que je me suis souvenu d'un vieux truc d'armurier pour faire revenir le métal et le nettoyer en profondeur : Quelques minutes dans un bain d'eau bouillante. C'est inutile car j'ai essayé et ça ne marche pas.

 

La culasse  est faite d'un métal différent de celui du cylindre. Au menu, un coup de pinceau à poils longs et aussi rêches que possible, imbibé d'essence, pour tâcher d'atteindre le fond des ailettes.

Pour les parties non accessibles, j'ai frotté avec un tampon jex imbibé de crème à récurer CIF. Le tampon jex  est d'une dimension suffisante pour accéder aux recoins même les plus profond. Il existe un produit, le VITROCLEN, qui est utilisé pour décaper les plaques de cuisson vitro céramiques ou induction, et dont la notice indique qu'il peut servir à décaper les métaux. Par curiosité, j'ai essayé, et ça marche aussi. Ça donne même un rendu brillant pas mal du tout.

Pour les zones accessibles, la bonne vieille laine d'acier 000 et du CIF ont fait l'affaire. Pour un rendu plus brillant encore, le MIROR ARGENTYL ou le VITROCLEN sont un bon recours sans oublier le WD 40, qui ajoute un film protecteur.

 

Quant au cylindre, le souci était de pouvoir passer jusqu'au fond d'ailettes encore plus sales que celles de la culasse. Alors, à force de me faire des nœuds à la cervelle, j'ai adopté une méthode personnelle. Tout d'abord, j'ai enroulé un bout de mon papier verre habituel ( grain 80 spécial métal ) autour d'une spatule et en appuyant sur la spatule, j'ai pu gratter chaque face des ailettes jusqu'au fond.

 

img-0057.jpg

Ensuite, j'ai passé un coup de pinceau imbibé d'essence pour nettoyer les résidus de grattage puis à l'aide d'un chiffon que j'ai glissé entre les ailettes dans un mouvement de va et vient , j'ai pu les nettoyer du mieux possible.

Ensuite, j'ai utilisé une polybrosse à « poils » plastique modifiée par mes soins. Le modèle était trop large pour se faufiler entre les ailettes. Alors, à la pince coupante, j'ai sectionné la rangée de « poils » de devant et de derrière pour ne laisser que ceux du centre. Sa largeur réduite, elle parvient à se faufiler.

La brosse ainsi montée en embout de perceuse, décape efficacement l’intérieur des ailettes. Dommage que les poils soient trop courts pour atteindre le fond.

 

img-0058.jpg

 

capture-du-2011-12-24-16-51-40.pngLe 12 Mars 2012  

 

Être perfectionniste n'est pas forcément une bonne idée. J'ai vu sur certains forums que des utilisateurs avaient finalisé le décapage de leurs pièces métalliques au DECAPFOUR, sans soude caustique évidemment. J'ai tenté le coup pour le décapage des ailettes et des conduits d'admission et d'échappement. Alors pour décaper, ça décape, on peut dire que ça marche, mais il se produit une réaction curieuse au séchage. Le métal se couvre de tâches marrons, comme la carrosserie de nos voitures lorsqu'il souffle un vent de sirocco. Ça ressemble à s'y méprendre à de la rouille, ça en est probablement tellement ça y ressemble, alors je reste perplexe sur l'utilisation de ce produit. J'y vois une utilité pour décaper les endroits inaccessibles mais prudence, ce produit semble avoir quelques inconvénients.

 

Le reste du décapage s'est produit dans de bonnes conditions. Les carters de bas moteur, le volant magnétique, le pignon d'entraînement de chaîne n'ont causé aucun problème.

Par contre, en décapant le piston, je me suis rendu compte qu'il était beaucoup plus abîme que je ne le croyais. Il est rayé, de façon significative et il manque même une petite partie de métal au sommet du piston, ce qui explique la coloration marron de la jupe qui laissait craindre que la segmentation soit à genoux.

 

img-0072-1.jpg

img-0074.jpg

Je ne crois pas que je vais remonter un piston dans un tel état. Je vais voir sur les sites de référence si je peux en trouver un autre avec une segmentation neuve.

Quant à la bielle, j'ai pris soin de nettoyer les orifices de lubrification, à la tête et au pied de bielle.

img-0066.jpg

img-0068.jpg

img-0070.jpg

N'ayant pas réussi à désassembler la bielle du vilebrequin, ou plutôt n'ayant pas osé forcé le démontage, j'ai copieusement huile le roulement de tête de bielle par les orifices de lubrification. Il n'y a pas de jeu suspect entre la bielle et le vilebrequin, ce qui me rassure un peu quand même.

Par contre, j'ai remarqué que le métal de la partie basse de la masse du vilebrequin était écaillé et d'un côté. C'est bizarre mais je ne m'alarme pas plus que ça. Ça ne l’empêchera pas de jouer son rôle.

 

img-0065.jpg

Il ne reste à décaper que la visserie moteur et le carburateur, qui lui par contre, pourrait bien me réserver des surprises. Mais ça, ce sera l'histoire de la prochaine fois.

Commentaires (2)

1. DUPUYS DANIEL 23/05/2012

Ce que l'on voit sur la photo du vilo n'est pas de l'écaillage mais du broutage lors de l'usinage du chanfrein: une passe sur métal dur, et pièce ou outil qui vibre, pas de souci, c'est tout bon.

2. Ledoc31 24/05/2012

Merci bien pour le commentaire rassurant

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site