Le moteur - Remontage

capture-du-2011-12-24-16-51-40-1.pngLe 13 Septembre 2012

Pour le remontage du bloc moteur :

D'abord, se procurer les fournitures manquantes : Malgré mes recherches sur les sites internet mentionnés dans la rubrique des liens utiles, je ne suis pas arrivé à trouver des sachets de joints pour moteurs ZURCHER. Il s’agissait de lots de pièces d'origine mais aujourd'hui épuisés.

Deux solutions, la pâte à joints, mais personnellement, je n'aime pas ce procédé car bien appliquée ça va, mais appliquée en couches trop épaisses, et voulant bien faire, c'est souvent le travers dans lequel on tombe, les excès de pâte débordent sur l’intérieur et l’extérieur du moteur. A l’extérieur, c'est pas grave, à l’intérieur, on peut en arriver à casser le moteur, si des bouts se détachent, se baladent et vont obstruer les conduits de lubrification de la bielle. BERK

Autre solution, fabriquer les joints soi même. Pour ce faire, il existe des plaques de papiers à joints, de différents épaisseurs, qui se trouvent dans les magasins AD ou sur internet. C'est sympa comme tout, bien qu'un peu cher quand même, car on restaure à l'identique. Pour l'épaisseur, j'ai choisi 0,4 mm pour le joint d'embase et 1,5 mm pour le joint de culasse.

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Même si le papier est un peu plus épais que celui d'origine, l'écrasement du au vissage, au moment du remontage, compense cet excès.

Pour le joint de culasse, comme il me restait celui d'origine, je l'ai posé sur la plaque de papier à joint correspondante et j'ai tracé tout autour, comme le enfants à l'école. Ensuite, il suffit de découper sur le traces, avec autant de minutie que possible pour reconstituer un joint à l'identique.

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Pour le joint d'embase, ne disposant pas de celui d'origine, j'ai opté pour une autre méthode. J'ai posé le papier sur l'embase proprement dite ( laquelle était calée dans mon workmate) et avec un outil style manche de tournevis lisse ou même avec le doigt, j'ai fait pression sur tous les angles et contours pour marquer suffisamment le papier. Ensuite, j'ai repassé ces contours au crayon à papier et j'ai découpé toujours avec beaucoup de minutie, les contour pour me refaire un joint à l'identique.

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Pour marquer le passage des vis de fixation de l’embase, c'est la même méthode. Une fois le joint fabriqué en place, on presse avec le doigt ainsi on marque sur le papier l'emplacement du trou et avec une perforeuse à papier, on perce pour faire un trou net.

Cette méthode vaut ce qu'elle vaut mais pour moi ça a marché.

Il y a aussi une autre méthode, elle vaut ce qu'elle vaut: 

Pour le traçage des contours pour la taille des joints papier, je me suis inventé une solution. Je passe du cirage en crème noir sur les jointures du carter avant de le déposer sur le papier. Ça marche, on peut utiliser tout un tas d'autres produits bien évidement.

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 Autre phase du remontage, la segmentation :

Après de nombreuses recherches et après avoir consulté un atelier de mécanique de précision, les côtes des 2 segments correspondent en fait à l’alésage X la hauteur du segment en prenant garde qu'elle soit compatible avec la hauteur de la gorge du piston X la largeur du segment.

Reste plus qu'à passer commande sur l'un des sites en question.


Dernier point pour le moment : les roulements du vilebrequin

A TOULOUSE, nous avons la Mecque du roulement en tout genre, la CIR. J'ai pu retrouver l'exact

équivalent des roulements d'origine, soit 17X47X14.

Reste plus qu'à, il suffit de, il faut qu'on.... !!!! Mais le temps me manque beaucoup ces temps ci, bah, ça passera.


Autre chose, l'achat d'un pied à coulisse digital a été une excellente chose pour prendre des côtes précises. On en trouve à tous les prix, pour ma part 22 euros un MAC ALLISTER à CASTORAMA.

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Le 22 Septembre 2012


Le remontage des nouveaux roulements du bas moteur s'est déroulé comme un jeu d'enfant. Il a suffi de chauffer à la lampe à souder le logement dans lequel le roulement allait prendre sa place. ( Sur la photo, la zone représentée en bleu )

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Une fois le métal dilaté, le roulement est entré tout seul dans son espace sans forcer le moins du monde. C'est super. 

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La suite au prochain épisode.


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Le 26 Septembre 2012

La suite, là voilà. Pour remettre en place le vilebrequin, j'ai chauffé la soie.

img-0341.jpgUne fois porté à haute température, le vilebrequin est entré à peu prés facilement et ce fut la même chose pour l'autre carter bas moteur. Avant le remontage du bas moteur, j'ai positionné un joint fabriqué de ma propre initiative.

img-0340.jpgIl n'existe pas d'origine mais j'ai toujours été frappé par ces moteurs friteuses qui crachaient leur huile un peu partout d'où cette initiative personnelle. On verra si c'est efficace, en tout cas ça ne me coûte pas un centime. J'avais déjà acheté le papier à joint.

 

Par contre, à propos de ce joint là, il faut faire attention de le tailler au plus juste. Tout ce qui déborde sur l'extérieur n'est pas un souci on le retaille au cutter pour le tailler à ras mais si ça déborde à l’intérieur du bloc, le risque est que des débris de papier se détachent et viennent à boucher les orifices de lubrification de la bielle. Ce serait pas top du tout.

 

En travaillant sur le moteur remonté et ouvert, ne pas oublier de boucher l'accès au bas moteur avec un linge pour ne pas y tomber une vis ou une goupille qu'il serait probablement très compliqué d'aller chercher, avec le risque de devoir démonter à nouveau le moteur.

img-0342.jpgA noter que lors du remontage du piston, les goupilles de sécurité sont beaucoup plus faciles à remonter si le piston et la bielle sont calées à l'horizontale sur un établi qu'une fois la bielle en place dans le moteur. J'ai fait le test des deux et il n'y a pas photo.







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